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    Jules et le renard

    Jules est une petite souris qui aime le calme et la tranquillité. Son quotidien est bouleversé lorsqu'un renard se retrouve coincé dans sa fenêtre. Nos deux compères n'ont pas d'autre choix que de s'entraider.


    Vous cherchez l'album de l'année ? Ne cherchez plus, vous l'avez trouvé !


    Une nouvelle fois, Joe Todd-Stanton nous impressionne avec un travail grandiose. Les couleurs chatoyantes, la beauté de la mise en page et le charme de l'écriture forment un livre inoubliable. L'auteur nous avait déjà ensorcelés avec Le secret du rocher noir (lien ici), il réitère l'exploit et apporte même une touche d'humour bienvenue et parfaitement maitrisée. La grande qualité du papier nous laisse tout le loisir d'apprécier les planches de l'auteur.

    Si vous cherchez un cadeau pour un enfant entre trois et six ans, ou si vous voulez vous faire plaisir, alors n’hésitez pas et foncez en librairie pour vous procurer cette pépite.

    Jules et le renard

     

    Jules et le renard
    Joe Todd-Stanton
    École des loisirs
    12.20 euros
    9782211302562

     


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  • Boo

    Boo

     

    Oliver, dit "Boo", décède à l'âge de treize ans et se retrouve dans l'au-delà. Ici, pas d'anges, de beaux paysages ou de paix éternelle. Non, dans cette vie après la mort on ne trouve que des quartiers. Dans celui de Boo, il n'y a que des individus passés à treize ans et ayant vécu aux États-Unis. Boo se retrouve donc dans un paradis empli de barres d'immeubles, de conserves sans saveur et de beaucoup de questions. Qui donc les a placés là ? Y-a-t-il même quelqu'un qui contrôle tout cela ? Surtout, Boo est-il réellement décédé à cause d'un problème cardiaque ou sa mort cache-t-elle quelque chose de beaucoup plus grave ?
    Récit fantastique et policier au suspens insoutenable, Boo est un roman complet aux retournements de situations efficaces. A la fois grande histoire d'amitié, roman d'initiation et de psychologie, je me suis sentie transportée dans l'univers créé par Neil Smith. Les personnages sont plutôt atypiques ce qui ajoute encore plus au récit. De plus, le livre est un one-shot, nous ne sommes donc pas obligés d'attendre pour avoir une fin. Celle-ci m'a d'ailleurs surprise très positivement. L'auteur aurait pu facilement tomber dans une fiction où le pathétique l'aurait emporté sur l'émotion, heureusement il n'en est rien ! C'est une réussite complète. Je vous invite donc à vous rendre dans la librairie la plus proche de chez vous pour vous fournir Boo. Bonne lecture !
    Dès 12 ans

    Boo
    Neil Smith
    École des Loisirs
    18 euros
    9782211301494


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  •  La guerre des mercredis

     

    Il existe peu d'auteurs qui savent réellement nous émouvoir. Il y en a encore moins qui y arrivent par deux fois ! Gary D. Schmidt est de ceux-là. Il avait déjà écrit le chef d’œuvre qu'est Jusqu'ici tout va bien, il réitère l’exploit avec La guerre des mercredis.
    L'action se passe en 1968, dans une petite ville américaine, non loin de New-York. Le narrateur, le jeune Holling, est collégien. Tous les mercredis, il se retrouve seul avec sa professeure d'anglais car, contrairement à ses petits camarades, il ne va ni à l’Église ni à la Synagogue. Quelle horreur me direz-vous de se retrouver en tête à tête avec sa prof une fois par semaine, surtout quand cette dernière semble vous détester au plus haut point. Mais Holling a tort, car ces après-midis se révèlent une expérience rare. Il va découvrir Shakespeare, ses pièces de théâtre et il se découvrira lui-même au fil de ses lectures et de ses discussions avec madame Baker. Tout l'intérêt du roman réside ici. Ces entretiens avec cette professeure mêlent à la fois amour de la langue et des livres mais également rencontre et découverte de l'autre. Car Holling ne s'en rend pas tout de suite compte mais l'actualité brûlante qui a lieu en cette année dans son pays est au cœur de la vie des adultes qui l'entourent. En effet, la guerre du Vietnam ravage la vie et le cœur des habitants de la petite ville.
    Tout comme dans Jusqu'ici tout va bien, ce roman, qui parlera aux enfants dès 12 ans, est une pépite d'une incroyable justesse. Les sentiments humains, la difficulté de se sentir chez-soi et de s'intégrer dans une société que l'on ne comprend pas toujours, la littérature et les beaux mots sont au centre de cette petite merveille que je vous conseille de lire au plus vite ! Il n'y a pas assez de mots pour décrire à quel point cette histoire m'a touchée et je pense qu'elle restera longtemps dans ma mémoire. Car Gary D. Schmidt a ce don de nous faire croire à ses histoires, de nous faire aimer ses personnages qui deviennent tellement réels que nous nous inquiétons pour eux à chaque instant. Malheureusement, seuls deux titres de l'auteur ont été traduits en français... Vivement que les autres soient publiés pour nous faire vibrer encore par sa superbe plume.

     

    La guerre des mercredis
    Gary D. Schmidt
    École des loisirs
    8.80 euros
    9782211239165


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  •  Le peuple de la brume

     

    La Science-Fiction est mon genre littéraire préféré. À travers la fiction l’auteur peut déjà nous faire voyager, nous amener à vivre des aventures palpitantes à travers des personnages inventés de toutes pièces. Mais avec la Science-Fiction, on va plus loin ! Car les œuvres de SF invitent très souvent à une critique de notre société et de ses nombreuses dérives. En transposant nos problèmes dans des univers futuristes, les auteurs sont plus libres de critiquer en profondeur les questionnements de notre temps. Et c’est cela que j’apprécie au plus haut point dans ce genre de littérature trop souvent relégué au rang de roman de gare ou cloisonné à la littérature pour adolescents et jeunes adultes. La Science-Fiction, contrairement à ce que bon nombre de personnes peuvent penser, c’est de la littérature. Et parfois, c’est même de la très grande littérature. En voici la preuve avec le roman de José Eduardo Agualusa : Le peuple de la Brume, paru aux éditions de La joie de lire.
    L’histoire est simple. L’humanité a été décimée par la montée des eaux. Quelques individus ont pu se sauver grâce à des dirigeables gigantesques, nommés comme les villes des anciennes civilisations humaines presque disparues. Ainsi, nos héros vivent dans le ciel, sur des « bateaux » volants comme Paris, Tokyo, Sao Paulo ou encore New York. Au-dessus de la terre, ou plutôt au-dessus de l’eau, car celle-ci recouvre maintenant l’ensemble du globe, de nouvelles colonies humaines tentent de trouver un sens à leur existence chamboulée. Les dernières générations, n’ayant jamais mis un pied sur la terre, ne connaissent que l’immensité du ciel ainsi que l’exiguïté des dirigeables et essayent de grandir dans cette nouvelle ère. Carlos, notre narrateur, est l’un de ces jeunes qui ne comprend pas la nostalgie des anciens, ces derniers n’arrêtant pas de pleurer la perte de la terre et notamment l’odeur de l’herbe mouillée. Ils se plaisent à croire en une légende qui se murmure entre les dirigeables. Il existerait encore une dernière terre habitable. Mais Carlos et ses nouveaux amis n’osent y croire. Pourtant, ils embarqueront dans une quête sans fin pour tenter de la trouver. Un long voyage vers la terre et vers eux-mêmes commence alors.
    Si ce roman de seulement 200 pages est aussi poignant, c’est grâce à la poésie qui l’imprègne. Car, comme bon nombre de romans de Science-Fiction, il tente de nous faire réfléchir sur notre condition d’être humain. Qu’est-ce qui fait de nous des Hommes ? Là où nous vivons ? Là où nous naissons ? Là où nous allons ? Autant de questions dignes d’une dissertation de philosophie, que l’auteur tente de résoudre à travers une aventure incroyablement palpitante. Un grand livre de Science-Fiction et plus encore une œuvre emplie de poésie.

    Le peuple de la brume
    José Eduardo Agualusa
    La Joie de Lire
    14.90 euros
    9782889084180


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  • Home sweet home

    Lorsque la crise des Subprimes prend par surprise les habitants de Cleveland en 2008 et tout part en vrille. Les maisons sont saisies, l'économie n'existe presque plus et les jeunes ne croient plus en l'avenir proposé par la société capitaliste. Anna et Elijah se retrouvent dans un lycée désaffecté qu'ils décident de squatter pour créer une nouvelle société plus juste et égalitaire. D'autres jeunes les rejoignent et ensemble ils essayent de former un idéal. Mais la réalité et la violence les rattrapent plus vite qu'ils ne pensaient...
    Alice Zeniter avait rencontré un grand succès avec son roman L'art de perdre paru en 2017, elle revient en force avec Home Sweet Home. Cet ouvrage a certes paru chez L'école des loisirs, un éditeur plutôt tourné vers la jeunesse, mais il s'adresse surtout aux jeunes dès 16 ans et aux adultes.
    Le sujet est traité avec une grande philosophie, c'est notre société qui est critiquée par des jeunes complètement dégoûtés par l'absurdité d'un monde égoïste. Écrit à quatre mains, le texte alterne entre les pensées d'Anna et d'Elijah. Ils y parlent de société, violence, religion, pauvreté, philosophie, amitié et amour évidemment. La sexualité d'ailleurs y est traitée avec un réalisme qui fait du bien, rien n'est idéalisé.

    C'est un très grand roman qui relate des évènements qui datent maintenant de plus de dix ans mais qui résonnent encore aujourd'hui avec une puissance incroyable. 

    Home Sweet Home
    Alice Zeniter et Antoine Philias
    École des loisirs
    15.50 euros
    9782211239974


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